juin 14th, 2016 0 commentaires
Chaque entreprise fait face à des risques qui pourraient représenter des menaces pour sa réussite.

Le risque se définit comme la probabilité d'un événement et ses conséquences.

La gestion du risque s’attache à identifier les risques c’est à dire les pertes potentielles et quantifiables en fonction d’événements aléatoires et  inhérentes à une situation ou une activité donnée.

La gestion des risques est, par suite, la mise en œuvre de stratégies pour faire face à ces risques, notamment par l’utilisation de processus, méthodes et outils pour gérer ces risques.

Dans un 1er temps, on établira une cartographie des risques suivant l’identification et la probabilité des risques (fréquence, intensité, ..).

L’analyse doit aussi conduire à la prévention des risques, soit  des veilles ciblées sur chaque type de risque (politique, stratégique, juridique, social, environnemental….) et des mesures préventives, voire des contre-mesures adaptées sur les risques plus opérationnels et financiers.

Il est quelquefois établit une grille des risques qui se présente comme un classement avec des priorités.

Il est évident que les entreprises aux risques identifiés seront mieux préparées et auront une façon plus rentable de les traiter (coût final, réactivité de traitements y compris des conséquences).

Il existe quatre façons de traiter ou de gérer chaque risque identifié :

  • l'accepter (si on ne peut l’éliminer et si financièrement acceptable)
  • le transférer (assurance, garantie financière, clause de contrat, ..)
  • le diminuer (prévention, mesures de sécurité..)
  • l'éliminer (changement de process industriel, voire du produit si par ailleurs ni rentable ni stratégique, refuser le marché, ..)

il s'agit donc d'une composante de la stratégie d'entreprise qui vise à réduire la probabilité d'échec ou d'incertitude de tous les facteurs pouvant affecter son projet d'entreprise. La gestion en continu de la grille des risques d'une entreprise suppose vision et vigilance du dirigeant et de ses conseils et cadres, pour la réadapter aux réalités du terrain et des systèmes de régulation qui s'y appliquent.

A ce jour, on peut faire le constat suivant chez nos entreprises françaises (sur un panel de 200 entreprises selon une étude du cabinet d’audit MAZARS)  :

A - Pour les grandes entreprises (plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires) les risques qui les inquiètent le plus sont ceux qui peuvent entraîner une sanction du client, suivis des risques techniques ou opérationnels. Viennent seulement ensuite les risques juridiques, fiscaux et informatiques.

L’approche des ETI et plus se comprend par un risque industriel mieux maîtrisé (y compris par l’expérience du passé) mais aussi plus facilement quantifiable et que l’assise financière d’un grand groupe permettra en plus  d’accepter facilement.

Alors que le risque client, voire produit se prévient difficilement pour un impact dont on ne peut présager de l’intensité et de sa durée sans entrevoir un vacillement de l’entreprise…


B – Pour les entreprises de taille moyenne la gestion des risques n’est pas encore une préoccupation …  ni même une sensibilisation.

Alors que le risque client ou image d’une PME est effectivement moins sensible c’est toutefois bien les risques plus «classiques» financiers, fiscaux, juridiques (y compris la protection du ou des dirigeants qui tiennent l’entreprise à bout de bras) et opérationnels (création, vente, distribution, production) qui prédominent pour la pérennité de l’entreprise dans le temps.

On rajoutera que pour toutes les entreprises le risque informatique doit maintenant être priorisé, et pas seulement pour la perte de données, le dysfonctionnement ou encore récemment le risque de piratage ou de cyber attaque. S’ajoute à cela maintenant celui de l’adaptation permanente des outils et processus numériques, sans oublier la formation du personnel et le recrutement de bons spécialistes. Pas tant pour un gain de gestion que pour le souci d’un investissement permanent dans les outils de production d’une entreprise devenue, sans exception, sous fonctionnement informatique et dont le développement sera PAR l’informatique.  

A propos de
Le cabinet COURTEAL propose aux entreprises des solutions sur mesure - Pour faire face aux risques liés à leurs activités (Assurance de Biens et de Responsabilités, Flotte automobile, ..) - Pour protéger leurs clients (décennale, loyers impayés, Perte sur Revente, ...) - Pour protéger leur patrimoine (Bris de machines, Pertes d'Exploitation, RC du Dirigeant, ...)