Dans tout sinistre, il y a le principal et l'accessoire. Soit les dommages directs et leurs conséquences financières.

Quel que soit le type d'assurance d'ailleurs, les gens se contentent de couvrir les dommages (à eux et aux autres), leurs déblaiements éventuels, et l'assistance dans le cas précis d'un véhicule.

Or, dans le cas d'un véhicule professionnel, qui est pourtant un véritable outil de travail, il convient de s'assurer de la valeur réelle pour l'entreprise de cet équipement.

Il arrive souvent qu'il soit difficile de convaincre un chef d'entreprise de prendre certaines garanties, au risque d'alourdir du poids des primes d'assurances un poste Flotte automobile déjà bien « budgetivore »...

Et pourtant, c'est avec bonheur pour tous que nous avons pu indemniser un client, entrepreneur du bâtiment, suite à un accident de la route, comme il en arrive en plein hiver .. Le chauffeur s'en est sorti avec beaucoup de frayeurs et 3 jours d'hospitalisation, mais pas son vieil IVECO.

Celui-ci avait été acheté en occasion 3 ans auparavant. Il restait un an de crédit avec plus de 500 000 km au compteur. Le véhicule en lui-même a fini en « épave », compte tenu d'un montant de réparations au-delà de sa valeur.

L'indemnité définitive versée au client s'est décomptée comme suit :  

  • Dommages principal : 4 500 €
  • Remboursement du crédit : 4 619 €
  • Marchandises et matériels dans camionnette : 2 450 €
  • Flocage : 800 €

Pour un total donc de 12 369 € et non seulement de 4 500 € si on avait pas fait souscrire les « options ».

Et pourtant, la perte réelle pour l'entrepreneur est bien de 12 000 a minima. Avec cela, il a pu racheter un autre camion, toujours avec le concours de sa banque qui lui fait confiance compte tenu du remboursement de l'ancien crédit, alors que celle-ci n'a pourtant jamais imposé la garantie des pertes financières...